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LE CYCLISME Le Cyclisme sur
piste
Le Cyclisme sur piste est composé de
plusieurs épreuves et se déroule sur un vélodrome, piste ovale,
généralement de 200 m, 250 m ou 333,33 m, ayant deux virages
relevés à environ 40°. Le cyclisme sur piste a été présent à
tous les Jeux Olympiques depuis 1896, à l'exception de ceux de
Stockholm en 1912. Le cyclisme sur piste féminin est apparu en 1988
avec une épreuve de vitesse. Depuis 1993 et la réunification des
titres professionnels et amateurs, un championnat du monde a lieu
tous les ans et décerne désormais 15 titres.
Les épreuves : La vitesse
individuelle Épreuve qui se court généralement à 2 sur 2 ou 3
tours de piste. Le but est évidemment d'accomplir ces tours le plus
rapidement mais la tactique joue un rôle prépondérant tant celui
qui part le premier est souvent rattrapé sur la ligne. Il arrive
souvent que les deux coureurs effectuent du " surplace ".
Le professionnel le plus titré fut le japonais Koichi Nakano.
Le kilomètre (ou le 500 mètres pour les
femmes) Épreuve de contre-la-montre départ arrêté sur 500 m ou 1
km. Le record du monde du kilomètre est détenu par le Français
Arnaud Tournant en 58"875 (La Paz, Bolivie, 10/10/2001)
La vitesse par équipes : Deux
équipes de trois coureurs s'affrontent sur trois tours de piste,
chaque coureur effectue un tour en tête pour entraîner ces
coéquipiers puis s'écarte.
La poursuite individuelle
: Épreuve mettant en opposition deux coureurs sur 4000 m
(3000 m pour les femmes) départ arrêté. Au début de la course
les coureurs sont à l'opposé l'un de l'autre. Le coureur gagnant
est celui qui arrive à dépasser son adversaire ou termine en
premier les quatre kilomètres. ou alors celui qui fait le meilleur
temps.
La poursuite par équipes
: Même épreuve mais réalisée cette fois par équipes
de quatre coureurs se relayant.
Le tandem : Compétition de
poursuite par équipes sur deux kilomètres, de deux paires de
coureurs associés sur le même cycle. Cette discipline fut inscrite
au calendrier olympique jusqu'en 1972, et à celui des championnats
du monde jusqu'en 1994. Nos meilleurs représentants en la matière
furent Fabrice Colas et Frédéric Magné, quadruples champions du
monde, en 1987, 1988, 1989 et 1994.
Le keirin : Épreuve originaire
du Japon qui voit un peloton de six à huit coureurs suivre une
motocyclette dont l'allure augmente progressivement de 35 à 45
km/h. La motocyclette s'écarte à environ 700 mètres de l'arrivée
pour laisser place au sprint final. Frédéric Magné en fut le
spécialiste français.
La course aux points : Épreuves
où une trentaine de coureurs s'affrontent sur une longue distance
(jusqu'à 30 kilomètres). Les coureurs accumulent les points en
gagnant les sprints intermédiaires, tous les deux kilomètres, et
le sprint final.
L'américaine : Dans chaque équipe,
deux coureurs se relaient sur 50 kilomètres, l'un des deux,
alternativement, pouvant se reposer quelques tours avant de
reprendre le relais. Le classement est fait à partir du nombre de
tours parcourus puis en fonction du nombre de points obtenus aux
classements intermédiaires (tous les cinq kilomètres). Cette
épreuve est aussi connue sous le nom de Madison. Le
français Jérôme Neuville a été double champion du monde de la
spécialité, en 2001, 2002, champion de France en 1999, 2003
(également de poursuite en 2001, 2003), et vainqueur de l'Open des
Nations à quatre reprises, toujours en américaine.
Le scratch : Course de 15 kilomètres,
départ en ligne.
Le demi-fond : Course de 30 à 50
kilomètres (ou d'une heure) effectuée derrière une moto. Le plus
prestigieux fondeur (encore appelé stayer) professionnel fut
l'espagnol Guillermo Timoner ; chez les amateurs, ce fut le
britannique Léon Meredith, champion du monde de demi-fond en 1904,
1905, 1907, 1908, 1909, 1911 et 1913. Le seul stayer français
vainqueur en amateur fut Maurice Bardonneau en 1907 ; chez les professionnels,
le dernier fut Jean-Jacques Lambolay.
Les 6 jours : Épreuve mettant en
compétition des équipes de deux coureurs pendant six jours
(Madison en anglais). L'américaine en est la discipline principale.
Les épreuves de six jours sont très populaires du début du
siècle aux années 1950. Elles sont moins médiatisées
aujourd'hui. De grands champions routiers tels Eddy Merckx ou
Francesco Moser se sont également essayés avec succès à cette
discipline. Leur meilleur représentant fut Patrick Sercu.
Actuellement les pays germaniques tentent de maintenir une
continuité de la discipline, à l'image d'un Erik Zabel.
L'omnium : Épreuve individuelle
regroupant plusieurs épreuves de la piste, tel le décathlon en
athlétisme. Jérôme Neuville en fut champion d'Europe en 1996 et
1997.
Les épreuves oubliées : Au fil
des ans, les distances suivantes ont disparu du calendrier des
épreuves internationales (entre ( ): dernière date officielle
d'organisation sur un type de course ou une distance donné): 12
heures: 1896 (JO); 10 kilomètres: 1904 (JO); 1 tour (+/- 600 m):
1908 (JO); 5 kilomètres: 1908 (JO); 20 kilomètres: 1908 (JO); 100
kilomètres: 1908 (JO); 50 kilomètres: 1924 (JO); Bol d'Or (24
heures de Paris): 1928; Six-jours de Paris: 1989 (après une 1ere
éclipse en 1958); tandem (2, puis 1 km): 1994 (CM); demi-fond (30
à 50 km, derrière un entraîneur à moto): 1994 (CM));
contre-la-montre par équipes dames: 1994 (CM); ; Six-jours de
Bordeaux: 1997
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